SOPHIE
Je m'appelle Sophie, j'ai 38 ans, suis mariée et maman d'une petite fille de 3 ans. Je suis enseignante et, en dehors de l'astrologie, j'adore lire, écrire et jouer au théâtre.
Depuis que j'ai entrepris- il y a presque 3 ans- l'étude de l'astrologie avec J.M. Valmont et Martine Eléonor, je ne cesse de m'émerveiller sur les ressources de cet art tant en ce qui concerne la connaissance de soi que la relation à l'autre. Quel merveilleux outil de développement et d'épanouissement personnel ! Je n'en connais pas de plus passionnant ni de plus puissant car, de cours en cours, ma voie et celle des autres s'éclaire chaque fois un peu plus, un peu mieux.
Ton article, J.M., tombe à nouveau à point nommé, à un moment où je m'interroge sur ce qu'est le bonheur, pas celui qu'on nous sert comme une recette miracle valable pour tous, mais celui qui s'invente, se crée pour coller chaque jour davantage à ce qui, en nous, fait que nous sommes une personne tout à fait unique.
Après t'avoir lu, je me suis dit : " C'est fou, fou, fou, Tout est là". Et voilà la clé qui me manque. »
Comme toujours, l'univers conspire pour nous indiquer le chemin à arpenter et il se fait que j'achevais justement la lecture du très beau et très intense voyage -tant d'agrément qu'initiatique- d'Hélène Grimaud (pianiste et protectrice des loups au destin époustouflant) : « Leçons particulières ». Cette jeune femme nous livre, au gré des rencontres qui ponctuent son itinéraire, ses réflexions sur le sens de la vie, l'amour, le bonheur et voici ce qu'elle écrit dans les dernières pages de son livre :
« Qui pouvait nous rendre heureux ? Personne, si ce n'était nous-même. Attendre que le bonheur vienne d'autrui, c'était, par paresse et par cécité, renoncer à le connaître dans son essence.
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C'était aussi voler à l'autre sa liberté essentielle, l'empêcher. Etre heureux, c'était ne jamais se satisfaire des apparences du bonheur - il fallait y consacrer sa vie comme on se consacrerait à l'oeuvre magistrale d'une toile, d'un poème ou d'un chant.
Chaque jour, chaque seconde exigeait qu'on y apportât sa touche, son mot, sa note, et cette oeuvre voulait que l'on descendît en soi pour creuser le fond et en combler sa vie. »
Choisir la file du bonheur, c'est sans doute cela : oser vivre SON bonheur à soi, quitte à prêter le flan à la critique, à déplaire, à se différencier aussi - et surtout- des personnes dont l'amour, l'estime et les attentes comptent plus que tout pour un enfant et un jeune adulte : ses parents.
Car, parfois, on ne s'engage pas sur la bonne voie - la nôtre- parce qu'on qu'on veut tout simplement leur faire plaisir - ou on croit qu'on leur fera ainsi plaisir !- et en quelque sorte les venger en réalisant ce qui leur a été refusé par leurs propres parents : des études, la pratique d'un art ou d'un sport...
Ou, n'ayant pas pleinement conscience très jeune de notre valeur ou de ce qui nous rendra vraiment heureux, on accorde un peu plus d'attention à leurs discours raisonnables et occulte ceux qui nous encouragent aussi à vivre une passion. C'est une façon bien peureuse d'envisager son avenir.
Heureusement, et ce n'est pas le moindre des enseignements de l'astrologie, il est toujours possible de renaître à soi-même-parfois à plusieurs reprises au cours d'une existence ! - et de changer de cap !
Qu'est-ce qui fait qu'on n'arrive pas toujours à accepter qu'on a sans doute un peu plus de chance que ses parents, qu'on sera peut-être plus heureux sentimentalement et/ou professionnellement ? Pourquoi est-ce si difficile de s'engager dans la file de la créativité ?
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Le manque d'exemple, sans doute, car si certains parents sont autoritaires à l'excès, intolérants et ont ouvertement saboté l'avenir de leurs enfants, d'autres se sont montrés beaucoup plus à l'écoute et compréhensifs à leur égard mais...pas suffisamment heureux eux-mêmes, d'où la difficulté à l'âge adulte, de se reconnaître le droit au bonheur.
Car voilà notre plus grand devoir en tant que parent : être heureux ! Alors, pour la plupart d'entre nous, cela fera l'objet d'un grand travail sur soi mais l'effort en vaut la chandelle ! A la clé : une vie réussie et le bonheur en héritage pour nos enfants !
Voilà voilà, il se fait que pendant longtemps, je n'ai été ni vraiment dans la file du "connu"ni vraiment dans celle de mes passions, dans cet espèce de no man's land de la décision où, par la force des choses, on n'atteint aucun guichet et perd sa place constamment!
A présent, je suis engagée dans la file de mes espoirs mais n'ai pas encore atteint le guichet ! Je sais en tout cas que j'y arriverai un jour même s'il m'arrive encore parfois de devoir lutter pour ne pas être tentée de rejoindre l'autre !
Cette fameuse force d'inertie, générée par les liens transgénérationnels, évoquée par Amanda dans son témoignage !
La clé, J.M. : je sais que je ne peux plus prendre mon thème isolément et qu'il est temps que je le relie encore davantage à mon histoire familiale.
Merci à toi, J.M., et à Martine, de contribuer si généreusement et si efficacement à notre renaissance. Tout, dans votre enseignement, me conforte dans la certitude que nous pouvons recouvrer le pouvoir de façonner notre vie à notre image.
Sophie
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