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L'HISTOIRE DU PÉRIPLE DE PLUTON

DANS LE SIGNE DU LION

4 août 1938 - 9 juin 1958

 

Pluton transforme les mentalités, pousse les êtres humains dans leurs plus profonds retranchements. Il remet en question la société en dénonçant impitoyablement ses mensonges, ses intrigues, ses scandales et ses abus. Il incite l'Humanité toute entière à évoluer pour son renouveau. Selon les caractéristiques du signe qu'il transite, Pluton effectue un travail de en profondeur.

LE SIGNE DU LION SYMBOLISE PRINCIPALEMENT :

DANS SA PARTIE LUMINEUSE, LE SIGNE DU LION SYMBOLISE PRINCIPALEMENT : le soleil protecteur - le père - le chef - le roi - l'autorité - les enfants et le père - le rayonnement - la célébrité - la reconnaissance - le sentiment de valeur personnelle - la réussite sociale, relationnelle et professionnelle - le pouvoir - la puissance - les richesses - la clarté - la lumière - la beauté - l'amour - la créativité - le théâtre -le jeu de rôles - l'image de soi - l'amour de soi.

SITUATION SOCIALE ET POLITIQUE DE L'EUROPE ET DU MONDE EN 1938

LES GRANDES DICTATURES DU XX°SIÈCLE : FASCISME - NAZISME - COMMUNISME

Avec Adolph Hitler, en Allemagne, Mussolini en Italie, Franco en Espagne, Hiro-Hito au Japon, tous les acteurs du futur drame mondial sont en place. Leur dénominateur commun ? Ce sont des dictateurs, assoiffés de puissance et animés d'un esprit nationaliste redoutable. Leur folie du pouvoir absolu, leurs désirs de conquête vont les amener à conduire leurs nations respectives vers le chaos et la ruine. N'oublions pas d'ajouter au casting, Joseph Staline, responsable de vingt millions de ses concitoyens. Il appréciait beaucoup qu'on l'appelle « petit père des peuples de l'union soviétique ».

LE NAZISME HITLER (LE FUHRER ) : Un seul maître, un seul guide : le führer. En Allemagne, lorsqu'Hitler accède au pouvoir en 1933, il impose le national socialisme, mieux connu sous le nom de régime nazi, parti unique dont la doctrine repose sur le fascisme. A peine élu, il lance de vastes rafles d'arrestations notamment à l'encontre des communistes. Très vite, les libertés publiques sont supprimées, l'administration apurée, les syndicats interdits. Pour renforcer son pouvoir, Hitler crée une police secrète : la Gestapo. Enfin, le parti se lance dans une politique de persécutions contre les juifs. La démocratie est enterrée au profit du slogan : " Ein Volk, ein Reich, ein Führer" (un seul peuple, un seul état, un seul chef), la race aryenne.

LE FASCISME (MUSSOLINI, LE DUCE) : A l'instar des Allemands, Benito Mussolini instaure dans la Péninsule italienne un régime fasciste. Un parti unique où t oute opposition est rigoureusement interdite. Au départ, le régime ne fait pas la chasse aux juifs. Ce n'est qu'à partir de 1935, en s'alliant avec l'Allemagne nazie, qu'il versera dans l'antisémitisme. La jeunesse italienne se voit embrigadée dans des groupements appelés « Fils de la louve ». Qui deviendront les futurs «  jeunesses fascistes ». La culture est complètement muselée. « L'état propagande » fait main basse sur la presse, la radio, le cinéma. Mussolini se fait appeler LE DUCE, le roi, « celui qui ne peut être contesté ». Le parti unique organise des cérémonies grandioses et des travaux pharaoniques sont entrepris dans le but de frapper les esprits pour ainsi réunir un large consensus autour du Duce. Le but de Mussolini : renouer avec le faste et la grandeur de l'Empire romain. Entre 1935 et 1936, il lance ses troupes à l'assaut de l'Ethiopie.  Il est intéressant de noter que le peuple italien contribuera lui-même à renier le fascisme, dès 1943.

 

LE FRANQUISME ( FRANCO, LE CAUDILLO ) : Le 28 mars 1939, les nationalistes espagnols remportent la victoire définitive sur les républicains. Leur chef, le général Franco, se fait introniser «  caudillo  du peuple espagnol  ». C'est la fin d'une guerre civile atroce qui aura duré trois ans et qui aura coûté au pays quatre-cent mille morts et autant d'exilés. Tandis qu'à Londres et à Paris, les gouvernements avaient évité de prendre parti en faveur de Franco, pour ne pas se compromettre dans ce conflit intérieur, Hitler et Mussolini s'étaient au contraire évertués à soutenir la dictature naissante. Comme si la guerre civile n'avait pas assez causé de victimes, Franco poursuivit sa répression sauvage envers les communistes. Celle-ci fera autant de victimes que les combats eux-mêmes. Franco instaure en Espagne un régime autoritaire proche de celui de Mussolini, en Italie, mais avec une présence plus marquée de la hiérarchie catholique. Invoquant les difficultés intérieures de son pays, le dictateur se tiendra à l'écart de la seconde guerre mondiale et de son encombrant allié Hitler. Cette réserve permettra au régime franquiste, plus tard à la libération, de survivre à l'effondrement de l'Axe Berlin-Rome. Mais au prix d'un long isolement diplomatique.

LE COMMUNISME (STALINE, LE "PETIT PERE DES PEUPLES") : Dès 1930, en Russie, une autre forme de dictature est en train de se mettre en place. L'époque des tsars est révolue. La révolution bolchevique d'Octobre 1917 n'a pas donné les résultats escomptés. Trotski et Lénine sont morts. Staline lui succède. Aussitôt il met en place un pouvoir absolu, basé sur le culte de la personnalité. Le fondement idéologique du stalinisme est la dictature du prolétariat . Dans la réalité, ce système politique met en scène un seul homme, régentant à la fois le parti, l'État, la police .   Sur le plan économique, le pays accuse de gros retards sur tous les fronts. Staline décide de mettre fin à des siècles de paysannerie à la fois en tant que classe et mode de vie. Suite à la résistance des paysans, des millions d'entre eux sont exécutés ou exilés dans des camps de concentration en Sibérie et en Asie centrale. C'est la fin du libéralisme économique initié par Lénine en 1922. Le commerce privé est interdit, les terres agricoles, désormais propriété de l'État, sont collectivisées. Les conséquences sont dramatiques. La famine touche trente millions de paysans, dont sept périront. Staline accorde la priorité aux industries lourdes afin d'élever l'URSS au rang de grande puissance industrielle. Il impose à son peuple sa principale vocation : servir l'état. Sur le plan international, Staline en août 1939, signe avec Hitler un pacte de non-agression entre les deux pays. La Russie est provisoirement à l'abri des appétits hégémoniques du führer. Pas pour très longtemps, car dès juin 1941, Hitler lance contre la Russie l'opération Barberousse. Les batailles de Leningrad et de Stalingrad marqueront le déclin progressif et la déroute de l'armée allemande dans les immenses steppes enneigées de Russie.La seconde Guerre Mondiale a permis à Staline de renforcer son pouvoir et son prestige. La rupture du pacte germano-soviétique de non-agression, va permettre au dictateur d'en appeler au patriotisme pour défendre le pays. Les victoires de son armée sur les nazis vont grandir son image.L'URSS sort victorieuse de la guerre et Staline impose la domination soviétique sur tous les pays de l'Europe de l'Est.

 

 

 

 

PLUTON DANS LE SIGNE DU LION POUR UNE DUREE DE DIX-NEUF ANS

Pluton entre pour la première fois dans le signe solaire du Lion lors de l'été 1938. Après une rétrogradation d'une durée de quelques mois dans le Cancer, il revient occuper le signe du Lion le 7 février 1939. Il y restera jusqu'au 18 août 1957. Les dix-neufs années de présence de Pluton dans le Lion se subdivise en deux grandes périodes distinctes : la guerre, la terreur, les génocides. Ensuite, la paix, la prospérité et le renouveau.

 

SITUATION SOCIALE ET POLITIQUE DANS LE MONDE

ENTRE 1939 ET 1958

PLUTON TRANSITAIT LE SIGNE DU LION
Lion
Du 4/8/1938 au 7/2/1939
Du 14/6/1939 au 18/8/1957
Du 13/4/1958 au 9/6/1958
19 ans

 

Du 8/2/1939 au 13/06/1939, Pluton opère une rétrogradation dans le signe du Cancer. A partir du 19/8/1957 Pluton pénètre dans le signe de la Vierge jusqu'au 12/4/1957. A partir du 10/6/1958, Pluton reste en Vierge.

 

Pluton révèle essentiellement la face cachée des situations et des êtres. En transitant le signe du Lion, il a fait émerger sa part d'ombres.

 

*

OMBRES- BLESSURES-TRAUMATISMES

LIÉS À PLUTON EN LION

L'égocentrisme, le narcissisme, l'image de soi dans le miroir -le désir de puissance, le goût du pouvoir, la domination, l'hégémonie -la réussite sociale, relationnelle et professionnelle exacerbée -les apparences, le qu'en dira-t-on -l'autosatisfaction -le patriarcat, le leadership.

 

 

PREMIÈRE GRANDE PÉRIODE DANS LE CYCLE

DE PLUTON EN LION : LA GUERRE 1939-1945

LE POUVOIR PAR LA DICTATURE : UNE GUERRE MONDIALE POUR SATISFAIRE L'EGO DES DICTATEURS

 

 

La guerre débute le premier septembre 1939. La Pologne est envahie.

 

 

 

L'attaque de la France débute le 10 mai 1940. Les divisions allemandes passent par les Pays-Bas et la Belgique. Les troupes franco-anglaises qui s'étaient portées au secours des Belges doivent être évacuées d'urgence à Dunkerque en raison de l'avancée allemande. Les Français par milliers se jettent sur les routes, c'est l'exode. La situation tourne à la débâcle avec la progression de l'avancée allemande. Le gouvernement sonne la retraite générale et part en exil en Angleterre. Paris est occupée le 14 Juin. Le Maréchal Pétain signe l'armistice le 22 Juin à Rethondes. Le 10 juin, les Italiens pénètrent sur le territoire français et occupent une partie des Alpes. A partir du mois d'août 1940, Hitler engage la Bataille d'Angleterre. Les bombardements se multiplient. La résistance anglaise, dirigée par Winston Churchill, contraint Hitler à renoncer à l'invasion des îles britanniques. Il tente alors d'isoler le pays avec des sous-marins, c'est la bataille de l'Atlantique qui durera toute la guerre.

Le 22 juin 1941, Hitler attaque l'Union soviétique. Londres devient le centre de la résistance occidentale, où sont réfugiés une grande partie des gouvernements libres d'Europe. Pour leur part, les Britanniques organisent et développent des réseaux de renseignements et d'évasion, soutiennent la presse clandestine, puis organisent des parachutages d'armes et de matériel, en vue d'opérations de sabotages et d'embuscades. Le 18 juin 1940, le général de Gaule lance de Londres l'appel à la résistance. Dès 1942, les troupes françaises placées sous le commandement du général Leclerc s'illustrent en Afrique au coté des alliés et combattent les divisions allemandes de l'Afrikakorps. Dans toute l'Europe, les dignitaires nazis font la chasse à leurs opposants politiques et aux résistants. Mais traquent également les homosexuels, les tziganes, les juifs.En janvier 1942, lors de la conférence de Wannsee, dans la banlieue Berlinoise, les autorités allemandes optent pour la "solution finale", c'est à dire la déportation et l'exécution systématique des populations juives d'Europe.

 

 

JAPON ET ETATS-UNIS ENTRENT EN GUERRE

 

Le président des Etats-Unis, Franklin Roosevelt favorable à la contribution de son pays à la défaite nazie, rencontre Winston Churchill à Terre-Neuve. Ensemble, ils élaborent la Charte de l'Atlantique qui entérine la chute du dictateur allemand. Mais l'opinion publique américaine n'est pas prête à envoyer ses boys se faire tuer en Europe. Et pour cause, ils doivent faire face à une menace bien plus proche de chez eux. Sans les prévenir, les Japonais au large des îles Hawaï, bombardent la base américaine de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941. Stupéfaits, les Américains découvrent l'ampleur du désastre. Ils se voient contraints de riposter. Le 11 décembre, Hitler, allié du Japon, en profite pour déclarer à son tour, la guerre aux États-Unis.

 

 

LE VENT TOURNE POUR LES DICTATEURS

 

Dans le Pacifique, entre mai et juin 1942, les Américains remportent des batailles décisives dans la mer de Corail, à Midway et à Guadalcanal. Les Japonais doivent renoncer à la conquête de l'Australie.Tandis que les Anglais remportent la bataille d'El-Alamein, le 8 novembre, les troupes anglo-américaines conduites par le général Eisenhower débarquent en Afrique du Nord. Sur le font Est, les Allemands se heurtent à la résistance soviétique à Stalingrad. Après cinq mois de siège, les troupes allemandes capitulent le 2 février 1943. L'ensemble des diverses Forces Alliées débarquent en Sicile en juillet 1943. Le 3 septembre, l'Italie capitule. Hitler intervient en plaçant Mussolini à la tête d'une République fasciste dans le nord du pays. Le 6 juin 1944, l'opération Overlord déclenche le débarquement des Alliés en Normandie sous la direction d'Eisenhower. Le 25 août, la 2ème D.B. du général Leclerc entre dans Paris.

Fin 1944, la France est pratiquement libérée. En décembre, Hitler tente une dernière offensive dans les Ardennes. Le manque d'organisation du quartier général allié aux problèmes d'approvisionnement en carburant précipite la débâcle annoncée de l'Allemagne. Le pays est cerné d'est en ouest par les troupes américaines et soviétiques. Celles-ci établissent leur jonction sur l'Elbe le 25 Avril 1945. Cinq jours plus tard, Hitler se suicide dans son bunker de Berlin. Le 07 et 08 mai, à Reims et Berlin, l'Allemagne signe la capitulation sans conditions.En Italie, le peuple exécute Mussolini par pendaison.

 

FIN DE LA GUERRE DANS LE PACIFIQUE

 

Les Etats-Unis parviennent à isoler les dernières troupes Japonaises dispersées dans les îles du Pacifique et récupèrent les archipels. En juin 1945, l'île d'Okinawa tombe. Cent-dix mille soldats nippons y laissent la vie. Le territoire nippon est désormais à portée des bombardiers.

 

Comme l'empereur Hiro-Hito refuse de capituler, Harry Truman, le nouveau président des États-Unis prend la décision d'écourter la guerre. Il décide d'utiliser la bombe atomique. La première explose sur Hiroshima, le 6 août 1945, la seconde le 9 août, sur Nagasaki. Elles feront cent cinquante mille victimes. Le 2 septembre le Japon capitule enfin marquant la fin de la deuxième Guerre mondiale.

 

1945- CONFERENCE AU SOMMET A YALTA :

LES VAINQUEURS SE REUNISSENT POUR SE PARTAGER LE MONDE :

Winston Churchill, premier Ministre Britannique- le Président Américain Franck D.Roosevelt et Joseph Staline se réunissent à Yalta.

 

 

DEUXIÈME GRANDE PÉRIODE DANS LE CYCLE

DE PLUTON EN LION

LA LIBERATION - LA RECONSTRUCTION DE L'EUROPE -

LA RUPTURE ENTRE L'EST ET L'OUEST

DE NOUVEAUX CONFLITS LOCAUX SURGISSENT

Des idéologies contradictoires

La fin de la seconde guerre mondiale laisse apparaître un monde scindé en deux blocs antagonistes : l'Est à la doctrine communiste et l'Ouest, à l'idéologie capitaliste.

 

 

LA CREATION DE L'O.N.U.

 

Ces germes de division n'empêchent pas la constitution d'une assemblée destinée à protéger le monde de nouveaux risques de guerre. Le 26 Juin 1945 est signé, à San Francisco, l'acte de naissance de l'Organisation des Nations Unies. Elle a pour mission également de faciliter la coopération économique, sociale et culturelle entre les nations.

Le président américain, Harry Truman, décide de lutter par tous les moyens contre le système communiste institué par Staline. Depuis sa libération, l'Europe est exsangue. Ses populations risquent de se laisser attirer vers les idéaux gauchistes et de se rallier aux Soviétiques. Truman, en bon défenseur du bloc occidental, se doit d'aider l'Europe à se relever sur le plan économique. Quand un pays connaît la prospérité, il ne se tourne pas vers le totalitarisme.

Truman décide alors de monter un projet d'aide économique de grande ampleur. Ce sera le plan Marshall. Il s'imposera dans l'Histoire comme l'initiative de politique étrangère la plus réussie des États-Unis depuis la seconde Guerre mondiale.

 

Face à la proposition occidentale d'une stratégie pan-européenne de redressement qui incluait même l'Allemagne, les Soviétiques accusèrent les Américains et leurs principaux alliés de mettre la main mise sur l'économie européenne toute entière. C'est de là que vient l'appellation d'impérialisme américain.

Staline fait pression sur les dirigeants des pays de l'Europe de l'Est pour qu'ils refusent le plan Marshall. De plus, il dénonce l'hégémonie des états de l'Europe de l'Ouest sur leurs colonies d'Afrique, d'Asie, du Moyen-Orient. Il prône leur indépendance et se propose de les aider à se libérer de la tutelle des états.

L'Europe devient le symbole des divergences d'idéologie entre l'Est et l'Ouest. En février 1948, un coup d'État communiste en Tchécoslovaquie instigué par l'Union soviétique, précipite la rupture entre les anciens alliés de la Seconde Guerre mondiale. Commence l'époque de la guerre froide et du rideau de fer.

 

 

 

 

LES RETOMBÉES DU PLAN MARSHALL

 

De juin 1948 à juin 1950, la mise en place du plan Marshall marqua le redémarrage de l'économie européenne des pays de l'Ouest. Des fonds de plusieurs milliards de dollars furent déboursés sous le contrôle du Congrès. Le secteur agricole se redressa. La lutte contre l'inflation montra tout de suite des résultats encourageants. Le commerce extérieur des États membres retrouva son niveau d'avant-guerre.

 

Sur le plan politique, il est certain que le plan Marshall contribua également à freiner considérablement l'expansion du pouvoir soviétique et à éviter les dérives de l'idéologie communiste. Mieux encore. En faisant de l'Allemagne un partenaire à part entière des vainqueurs, les Etats-Unis lui permirent de participer à la dynamique économique européenne et ainsi à s'intégrer dans la nouvelle Europe. Les relations franco-allemandes devinrent le ciment d'un partenariat solide qui fonctionne toujours aujourd'hui.

 

Le redressement de l'Europe créa l'étincelle qui déclencha une réaction en chaîne. L'année 1957 vit la conclusion du traité de Rome, qui mit sur rails la CEE, la communauté économique européenne.

 

L'OTAN POUR ASSURER LA PAIX

 

L'organisation du traité de l'Atlantique Nord ( OTAN ) fut créée pour contrebalancer la supériorité militaire soviétique en matière d'armes classiques. En effet si, dès la fin du conflit, les États-Unis s'étaient attelés à démobiliser leurs troupes, l'Armée rouge, par contre, maintenait plusieurs divisions au cour de l'Europe. Des stratèges militaires estimaient que l'Union soviétique avait la capacité d'envahir rapidement Europe de l'Ouest si Staline ou ses successeurs le décrétaient.

 

Pour pallier à cette menace latente, Américains et Européens conclurent un pacte au sein de l'OTAN. Ce pacte prévoyait de permettre à ces derniers de bénéficier de la couverture du parapluie atomique U.S. , dans le cas où les Soviétiques voudraient les envahir.

 

En 1949, lorsque les Soviétiques se dotèrent également de la bombe atomique. Désormais, Moscou pouvait à tout moment envoyer ses missiles bombarder les villes américaines. Inquiets, les Européens se demandèrent si les États-Unis les défendraient en cas d'attaque. En d'autres termes, seraient-ils prêts à sacrifier New York pour défendre Paris, Londres ou Bonn ? Ce fut l'un des grands enjeux de cette époque tourmentée qu'on appela plus tard la guerre froide.

LES EMPIRES COLONIAUX SE DISLOQUENT

 

La seconde guerre mondiale a sérieusement ébranlé le prestige des puissances coloniales. La France, les Pays-Bas, la Belgique ont été vaincus et occupés par les Allemands. La Grande-Bretagne sort épuisée du conflit. Les populations annexées éprouvent alors le désir de se défaire des liens qui les unissent encore à l'Europe. Les peuples colonisés d'Asie sont les premiers à réclamer le départ des Européens.

 

L'Inde entend jouer un rôle mondial en se faisant le chantre de l'anticolonialisme neutraliste. Le gouvernement britannique n'a plus les moyens d'affronter une nouvelle guerre coloniale. Il finit donc par concéder l'indépendance à l'Inde et au Pakistan en août 1947. La République indienne est proclamée en janvier 1950, une fois la Constitution élaborée, mais elle demeure membre du Commonwealth britannique.

Les dirigeants américains se chargent de faire pression sur les pays récalcitrants pour que ceux-ci procèdent au plus vite au démantèlement de leurs empires coloniaux.

 

 

Leur but : en faire de nouveaux partenaires commerciaux et par là-même de fidèles alliés.C'est pour cette raison que les États-Unis ne ménageront aucun effort pour empêcher les autorités néerlandaises de reprendre le contrôle de l'Indonésie. Plus tard, en1956, Eisenhower, le nouveau président élu, forcera la Grande-Bretagne, la France et Israël à mettre fin à l'occupation respective du canal de Suez et de la péninsule du Sinaï.

 

De leur côté, les grandes puissances communistes, l'URSS et la Chine continentale ( *), n'hésitent pas à apporter une aide précieuse à bon nombre de mouvements de libération nationale dans l'espoir d'affaiblir le camp occidental et d'attirer vers eux ces nouveaux États.

 

(*) La Chine a une frontière commune avec 14 pays : l'Afghanistan, le Bhoutan, le Myanmar, l'Inde, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Laos, la Mongolie, le Népal, la Corée du Nord, le Pakistan, la Russie, le Tadjikistan et le Viêt-Nam.

 

 

 

LA DÉCOLONISATION ARMÉE. LA FRANCE SE RETIRE D'INDOCHINE.

 

La France croit pouvoir reconquérir le Viêt-nam, où ses troupes combattent le Viet Minh - la Ligue communiste pour l'indépendance du Viêt-nam - depuis 1948 mais ses stratèges prédisent une guerre longue et coûteuse en vies humaines. Aussi, pour justifier cette guerre coloniale devant l'opinion publique mondiale en général et du gouvernement américain en particulier, elle la définit davantage comme une lutte anticommuniste que comme une guerre coloniale.

 

Ainsi, dès 1950, les États-Unis se déclarent prêts à aider matériellement l'effort de guerre français par la fourniture d'armements. Mais la position française en Indochine ne cesse de s'effriter. Après la reddition catastrophique du 7 mai 1954 de sa forteresse de Dien-Bien-Phu, la France réalise qu'elle ne peut plus poursuivre cette guerre lointaine et onéreuse au seul nom de sa lutte anticommuniste.

 

Paris accepte alors les conclusions de la conférence de Genève qui consacre l'indépendance de la péninsule indochinoise. Et tandis que le Nord du Viêt-nam passe sous le contrôle communiste du leader Hô Chi Minh, une dictature nationaliste s'installe au Sud.

 

 

 

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