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HISTOIRE DU PÉRIPLE DE PLUTON

DANS LE SIGNE DU CANCER

10 juillet 1913 - 13 juin 1939

 

 

LE SIGNE DU CANCER SYMBOLISE PRINCIPALEMENT :

La famille - la maternité - la mère - la condition sociale de la femme - la natalité - la patrie

 

Pluton transforme les mentalités, pousse les êtres humains dans leurs profondeurs.

 

Il transforme la société en dénonçant impitoyablement ses mensonges,

ses intrigues, ses scandales et ses abus.

 

Il incite l'Humanité toute entière à évoluer pour son renouveau.

 

SITUATION SOCIALE ET POLITIQUE DE LA FRANCE
ET DE L'EUROPE ENTRE 1913-1939

 

 

Au début du XX° siècle, en France, toute la société était construite sur le modèle familial. L'éducation nationale, les institutions religieuses, judiciaires et militaires en constituaient les socles. Les officiers de l'armée, les prêtres, les magistrats, les professeurs étaient considérés comme les élites. Toucher à leur parole ou à leur intégrité aurait relevé de l'injure. Ensemble, ils personnifiaient la Patrie. Mais une patrie à la fois corporatiste et dangereusement nationaliste.

 

La Patrie se devait d'être défendue par ses fils. La maxime de la France n'était-elle pas : « Mourir pour la Patrie » ? C'est précisément ce fanatisme politique qui allait entraîner l'Europe et le monde dans les deux féroces conflits du XX° siècle. Echaudée par ses innombrables anciens conflits, l'Europe vivait une période de paix toute relative. Sinon pourquoi la plupart de ses états se seraient-ils autant préoccupés à se surarmer ? En même temps, ces mêmes états poursuivaient leurs desseins impérialistes et colonisateurs tant en Afrique, qu'aux Indes ou en Asie.

 

Statut des mères de famille

 

Au début du XX° siècle, les femmes étaient surtout confinées dans leur rôle de mère de famille s'occupant principalement de leur foyer et la progéniture. N'ayant aucun accès aux affaires, elles avaient de ce fait peu de voix au chapitre. Sur le plan social, les inégalités hommes-femmes étaient scandaleusement discriminatoires.

 

 

Condition sociale de la femme en général

 

 

 

Le monde paysan représentait la grande majorité des emplois. La plupart des épouses n'avaient d'autres choix que celui d'aider leur mari agriculteur ou éleveur. La plupart du temps sans rémunérations ou sans acquits sociaux.

 

 

Mais suite au premier conflit mondial, les femmes furent contraintes de renoncer à leurs fermes pour se consacrer à l'effort de guerre. Le monde du travail se déplaça dans les usines.

 

A la fin de la guerre 14-18, trois millions d'hectares de terre agricole furent recensés comme inexploitables. Le modèle de la cellule familiale de tradition fermière et paysanne éclata. . En s'émancipant des travaux de la terre, les femmes devinrent des ouvrières. C'est ainsi que peu à peu, elles acquirent davantage d'indépendance.

 

Natalité

 

C'est au sein du monde rural ou dans les familles les plus modestes que l'on trouvait le plus d'enfants. Ceux-ci avaient bien peu de droits. De grandes inégalités existaient au sein des fratries ou l'aîné disposait d'un privilège énorme : hériter seul des biens et des terres de ses parents. Au sein des chaumières, la promiscuité était totale. Coups, sévices, brimades, ivrognerie, incestes faisaient partie du quotidien. Lors du premier conflit mondial, neuf millions de soldats et de civils périrent. Il s'ensuivit un effondrement de la natalité. Ce déficit des naissances (plus d'un million rien qu'en France) constitua l'une des plus graves crises sociales d'une l'Europe détruite.

 

Patrie - Nationalisme - Colonialisme

 

Dans chaque pays d'Europe, la famille constituait LE modèle citoyen par excellence. La famille était sensée défendre les grandes valeurs morales de la société. En réalité, ce modèle était profondément hypocrite. On vient de le voir avec la condition des femmes et des enfants) et dissimulait un machisme à peine voilé. De plus, un nationalisme larvé et exacerbé était sur le point de s'embraser.

 

La fibre patriotique était fermement encouragée par les grands états comme la France, l'Angleterre, l'Allemagne, la Russie, l'Autriche et la Hongrie. Chacun revendiquant régulièrement de nouveaux territoires. Outre leurs acquits coloniaux, ces pays cherchaient à implanter leur drapeau dans le pays voisin. Ainsi la France revendiquait-elle l'Alsace et la Lorraine, tandis que l'Autriche et la Russie cherchaient-ils à s'annexer la Serbie, la Bulgarie et la Roumanie. Une situation explosive.à terme.

 

La diplomatie permit de juguler les divers appétits expansionnistes des grandes puissances, jusqu'à la date fatidique du 28 juin 1914 à Sarajevo, qui servit de prétexte à l'Autriche pour déclarer la guerre à la Serbie. Au nom de la Mère-Patrie, des millions de civils, de militaires, de pères ou de fils de famille partirent combattre en chantant au son des flonflons des orchestres militaires. La grande boucherie pouvait commencer.

 

 

ENTRE 1913 ET 1939 PLUTON TRANSITAIT LE SIGNE DU CANCER

Cancer
Du 10/07/1913 au 28/12/1913
Du 27/05/1914 au 03/08/1938
Du 08/02/1939 au 13/06/1939
26 ans

 

Du 29/12/1913 au 26/05/1914, Pluton devient t rétrograde dans le signe des Gémeaux.

 

Du 04/08/1938 au 07/02/1939, Pluton fait une première incursion dans le signe du Lion.

 

 

En pénétrant en juillet 1913 dans le signe du Cancer pour les vingt-six prochaines années, Pluton se lança immédiatement dans la concrétisation de ses divers chantiers : modifier les comportements machistes à l'égard de la famille et du couple, réduire les inégalités entre les hommes et les femmes, ramener patriotisme et nationalisme à leur juste mesure. Mais pour arriver à ses buts, Pluton du d'abord dénoncer la folie des hommes.

Pluton s'intéresse essentiellement à la face cachée des choses et des êtres. En transitant le signe du Cancer, il devait faire émerger sa part d'ombres.

 

OMBRES- BLESSURES-TRAUMATISMES LIÉS À PLUTON EN CANCER

La culte de la famille - La femme prisonnière de son foyer -La natalité à outrance -

 

Les enfants décédés en bas âge - Les orphelin(e)s, les veuf(ve)s de guerre

Les traditions archaïques - Le conservatisme des valeurs du passé -

 

La déformation du sens du mot patrie - Le nationalisme et ses égoïsmes

 

Le rôle de l'inconscient et des émotions - Les comportements puérils et régressifs

 

*

HISTOIRE DU MONDE

LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE DE 1914-1918

 

En juin 1914, le fils de l'empereur d'Autriche, François-Ferdinand, héritier du trône, est assassiné à Sarajevo par un Serbe. En représailles, et poussé par l'Allemagne, son père François-Joseph en profite pour déclarer la guerre à la Serbie qu'il veut annexer depuis longtemps.

 

C'est le début de ce qu'on appellera plus tard le conflit des Balkans qui va connaître des conséquences irréversibles et catastrophiques dans le monde entier.

 

 

Le 30 juillet la Russie déclare la guerre à l'Autriche. Le lendemain, le socialiste Jean Jaurès, farouche partisan de la paix est assassiné par des nationalistes. C'est le chant du signe pour le pacifisme français. Ensuite, c'est l'escalade. L'Europe bascule dans la tourmente. Les 1° et 3 août, l'Allemagne déclare à la fois la guerre à la France et à la Russie. Le 4, l'Angleterre en signe de soutien à la France, entre en guerre avec l'Allemagne.

 

Français et Allemands s'affronteront durant quatre longues années. Les forces en présence se terrent dans les tranchées. C'est une longue guerre d'usure qui s'éternise. Il faudra attendre la révolution d'Octobre (Russie 1917) et l'abdication forcée de l'empereur d'Allemagne, Guillaume II, pour que la première guerre mondiale prenne fin. L'Armistice franco-allemand est signé le 11 Novembre 1918.

 

Août 1920, la signature du Traité de Versailles façonne le nouveau visage de l'Europe centrale, définit de nouvelles frontières qui sont aussitôt contestées et qui entraînent de nouvelles tensions de la part des vaincus. En outre les montants des remboursements pour dommages de guerre sont jugés exorbitants et augurent déjà d'un esprit de revanche.

PAIX ET ACCALMIE - NOUVEAU STATUT FAMILIAL - MUTATIONS CHANGEMENTS

DES MODES DE VIE ET DE COMPORTEMENTS

Sur le plan politique l'Europe ne se retrouve pas plus stable au début de 1921 qu'elle ne l'était avant 1914. Les comportements nationalistes se sont renforcés et redeviennent de plus en plus préoccupants. Il semble que les belligérants des divers camps ne se soient pas montrés capables de tirer les leçons du conflit meurtrier qui vient de prendre fin.

 

L'essor américain

 

Pendant ce temps, l'Amérique s'est enrichie de manière considérable. Ses usines ont tourné à plein régime pour fournir bateaux, avions, tanks, véhicules, munitions, fusils, rations alimentaires. A la fin du conflit, les mêmes usines vont s'adapter et produire désormais des biens de consommation. Le marché américain se développe et exporte toujours davantage. Une nouvelle manière de consommer apparaît avec de nouveaux comportements. C'est la naissance de « l'American way of life ».

 

Plusieurs facteurs expliquent la déglingue progressive du monde paysan en France. Les Etats-Unis constituent désormais de redoutables concurrents. Leur agriculture s'est mécanisée. Ils inondent l'Europe de leurs produits. Très vite c'est la surproduction. Les salaires chutent. Les petits paysans sont poussés à déposer le bilan. A partir de 1925, on compte plus de six cent mille faillites par an.

 

Le modèle familial traditionnel s'effrite à son tour. Désormais, les hommes et les femmes vont travailler dans les usines, ce qui les structure et les hisse socialement. Les salaires sont meilleurs. C'est la ruée vers les villes et l'abandon progressif des campagnes. Durant dix ans, l'Europe s'adapte, se modernise à son tour, crée ses propres usines.

 

Surconsommation des ménages et des entreprises en Amérique

 

 

Pourtant en 1929, la bourse s'effondre à Wall Street. L'effort de production effréné des Américains, les a conduit à produire trop de biens de consommations, notamment des voitures. Le marché intérieur est surchargé. De plus l'accès au crédit démontre ses limites et ses faiblesses. Pour investir, il faut emprunter. Mais lorsque le volume des affaires baisse, beaucoup sont incapables de faire face aux traites. La méfiance s'installe entre les banques, les patrons et les petits épargnants. Les gens veulent récupérer leur argent.

 

Les banques ne savent plus endiguer le flot. C'est la banqueroute et la dévaluation de la monnaie. Cette crise va plonger le pays dans une misère sans précédent et modifier la manière de vivre des américains.

C'est le président Théodore D.Roosevelt qui, en instituant le New Deal, va sauver le système économique de ses concitoyens. L'Etat interviendra désormais dans la gestion des affaires pour apporter plus de sécurité. Grâce à un train de réformes judicieuses, le chômage se résorbe et la confiance renaît peu à peu. Sept ans seront nécessaires pour que le spectre de la crise s'efface progressivement. Il est remarquable de signaler que malgré cette longue période de chaos économique, les Etats-Unis parvinrent à rétablir leur économie sans tomber dans une forme ou l'autre d'extrémisme. Ce ne fut pas le cas de l'Europe.

PATRIE ET NATIONALISME MOURIR POUR LA PATRIE COMME EN 14-18 ?

Hitler devient chancelier en Allemagne

 

 

En Allemagne, l'Empire a fait place à la République de Weimar. Gérée par des socialistes modérés, le nouveau régime parvient à sortir le pays du délabrement. Toutefois, l'émergence de groupes paramilitaires à caractère raciste devient une réalité. De plus, le pays voit son économie dépendre de plus en plus des capitaux étrangers et surtout américains.

 

L'Allemagne est le premier pays européen à être frappé par la crise de Wall Street. Dès 1930, son agriculture perd de nombreux marchés, tandis que la production nationale s'effondre. Le retrait massif des capitaux européens entraîne de multiples faillites et la disparition de nombreuses entreprises. En 1932, le pays compte 6 millions de chômeurs. Ouvriers et classes moyennes sont les premiers touchés. Pour corser le tableau, on assiste à Berlin à un face à face politique périlleux entre le parti communiste et le parti national socialiste d'Adolf Hitler.

 

Le nationalisme allemand

 

Le 30 janvier 1933, lors d'élections anticipées, Hitler est nommé Chancelier. Aussitôt, commence la chasse aux juifs et aux communistes. Tous les partis et les syndicats sont interdits. C'est le début du règne du nazisme. La population est placée sous contrôle, perd la plupart de ses droits civiques. Les jeunes sont embrigadés dans des groupes paramilitaires, les « chemises brunes ».

 

 

Un système totalitaire se met en place sous le contrôle de la police et de la Gestapo. Dès 1933, les premiers camps de concentration sont construits. Ce totalitarisme politique développe des théories racistes qui reposent sur l'inégalité des races et sur la soi-disant supériorité de la race aryenne dont les Allemands seraient les purs représentants.

 

Avec ses neuf millions de chômeurs, le gouvernement lance une politique de grands travaux routiers et urbains et favorise le développement de la construction d'automobiles (Volkswagen). Si l'économie se redresse, c'est principalement grâce au lancement d'un vaste programme de réarmement, présenté comme un programme de défense du territoire ( symbolisé par le signe du Cancer).

 

 

 

 

En réalité Hitler prépare sa revanche sur la France, l'Angleterre, la Russie et l'Amérique, les grands vainqueurs de la première guerre mondiale. Il veut faire payer à ces pays l'humiliant Traité de Versailles, qui entérina la capitulation de l'Allemagne en 1918. Dès son arrivée au pouvoir, Hitler ne rencontre que fort peu de résistance de la part de ses voisins et ce malgré une politique agressive de réarmement. Dès 1936, il va tester ses futurs ennemis. Il envoie ses troupes occuper la Rhénanie, qui avait été démilitarisée par les Français lors du Traité de Versailles. Comme l'Europe ne bronche pas, il fait occuper l'Autriche qu'il annexe aussitôt au III° Reich.

 

Les maladroites tentatives de conciliation et d'apaisement autant que la passivité des diplomates français et anglais n'apaisent en rien les tensions internationales. Au contraire, elles paraissent décider Hitler à entrer en guerre plus vite que prévu. Malheureusement, l'Europe est, à son tour, livrée à la vague nationaliste. En France, un profond sentiment d'antisémitisme gagne la population. Les juifs deviennent des boucs émissaires. Avec Mussolini en Italie, le fascisme se développe comme une traînée de poudre. Au Japon, le culte de la personnalité impériale prend une tournure expansionniste dangereuse. En septembre 1938, se tient la conférence de Munich. La Tchécoslovaquie est sacrifiée par ses « alliés » pour sauver la paix internationale. Les Tchèques se mobilisent contre Hitler.

 

En France, les mentalités à l'état major des armées n'ont guère évolué depuis 1914. Après le fiasco du système de défense basé sur le creusement de tranchées, les brillants généraux de l'époque ont fait construire en dur, cette fois, des centaines de casemates réparties sur une grande partie du territoire. Cette ligne de défense, appelée ligne Maginot, est sensée arrêter l'ennemi. Elle ne tiendra pas un mois.

 

 

1936 - GUERRE D'ESPAGNE - FRONT POPULAIRE

PRÉLUDE À LA SECONDE GUERRE MONDIALE

 

En Espagne, les élections législatives du 16 février 1936 consacrent la victoire d'une coalition des partis de gauche, le Front Populaire ( Frente Popular ), qui réunit pour la première fois les communistes (aux ordres de Staline) et les socialistes. Manuel Azaña, leader du Front Populaire, devient Président de la République le 10 mai 1936.

 

Pour la première fois, la gauche est majoritaire. Or l'Espagne est catholique. Jamais elle ne laissera les « rouges »  gouverner le pays. La situation est explosive, l'affrontement inévitable. Il viendra précisément de l'armée. Manuel Azaña sous-estime la situation et de s'inquiète pas des heurts provoqués par son accession au pouvoir. Il ignore, qu'il va porter la responsabilité de l'une des plus sanglantes guerres civiles que l'Europe ait jamais connu.

 

Le soulèvement survient le 17 juillet 1936 dans la garnison de Melilla, une enclave espagnole en territoire marocain. L'inspirateur principal en est le général Emilio Mola, ancien chef de la police devenu gouverneur militaire de Pampelune. Il est associé au général Francisco Franco y Bahamonde, gouverneur militaire des Canaries.

 

 

Le nationalisme espagnol

 

Ce dernier quitte aussitôt son poste et débarque deux jours plus tard en Andalousie avec ses troupes. Au même moment, les garnisons de la plupart des grandes villes espagnoles se soulèvent. Mais la moitié de l'armée demeure fidèle au gouvernement. Les rebelles «nationalistes» De Franco, constitués de catholiques fervents et de monarchistes, s'emparent de la Galice et de la Vieille-Castille, près de la frontière avec le Portugal, ainsi que d'une partie de la Navarre, du Léon et des Asturies. Mais à Barcelone, ils sont repoussés par les milices ouvrières ainsi qu'à Valence. Madrid résiste de son côté. La capitale reste aux mains des troupes gouvernementales. Au terme des «trois jours de juillet» (18, 19 et 20 juillet), l'Espagne se retrouve divisée en deux, tout comme son armée. La plus grande partie des officiers d'état-major restent cependant fidèles à la République.

 

Le conflit va déchirer le pays pendant deux ans et demi. Cette «révolution» qui porte plutôt le nom de guerre civile, se solde par d'épouvantables atrocités dont prêtres et religieuses seront les premières victimes. Dans les campagnes du Nord, on fusille à tour de bras sur le simple soupçon de sympathie nationaliste. À Madrid, pendant le siège de la capitale, à l'automne 1936, les communistes à leur tour, traquent et exécutent des milliers de « suspects » d'obédience catholique sous la direction de conseillers soviétiques. Ces exactions vont avoir pour effet de pousser l'Église catholique à se ranger du côté des nationalistes.

 

 

 

Et le général Franco, qui ne manifestait à l'origine aucune attache pour la religion catholique, saute sur l'occasion pour transformer son soulèvement en «croisade» contre le communisme athée et criminel. Pendant ce temps, l'Europe toute entière se retrouve au bord de la guerre. En s'internationalisant, la guerre civile espagnole va devenir un enjeu majeur des luttes que se livreront bientôt les démocraties et les mouvements totalitaires tels : le communisme, le fascisme et le nazisme.

 

 

La guerre civile espagnole devient un enjeu européen

 

Le 22 juillet 1936, Franco, s'adresse à Hitler pour lui demander une aide en matériel de guerre. Avec empressement, ce dernier lui fournit avions, chars et canon. En octobre 1936, l'amiral allemand Canaris propose à Franco la création d'une unité aérienne spéciale en échange de la livraison de minerais. C'est ainsi qu'est créée la Légion Condor, de sinistre réputation. Le gouvernement français décide alors d'envoyer une aide militaire au gouvernement républicain.

 

Quelques dizaines de milliers de volontaires de toutes nations vont partir mourir pour l'Espagne et ainsi constituer les fameuses Brigades internationales. Mais l'arrivée des volontaires étrangers venus soutenir la République de Azaña sont des idéalistes, animés d'un puissant idéal de gauche. Ils espèrent installer en terre espagnole une société plus juste qu'en France ou ailleurs. Très vite des dissensions apparaissent au sein même du camp républicain qui réunit des socialistes modérés, des communistes staliniens, des communistes trotskistes et des anarchistes. Cette coalition hétéroclite ne parvient pas à tenir ses promesses et se lézarde ; tandis que dans le camp franquiste la détermination ne faiblit pas. Au contraire.

Le 26 avril 1937, Franco demande secrètement à Hitler de joindre ses chasseurs bombardiers de la Légion Condor à ses propres appareils. Son but : anéantir la petite ville basque de Guernica. C'est la première fois dans l'Histoire moderne qu'une population urbaine est ainsi délibérément massacrée. Cette tragédie orchestrée par Hitler, allié du général Franco dans la guerre civile espagnole, eut pour but l'instauration d'une stratégie de la terreur des populations civiles.

 

L'émotion internationale soulevée par le massacre de Guernica n'arrêta pas les nationalistes franquistes. Francesco Franco, dit le « caudillo » a gagné la partie. Le 28 mars 1939, ses partisans défilent devant lui. C'est la fin d'une guerre civile atroce qui aura duré trois ans et qui aura coûté à l'Espagne 400.000 morts et autant d'exilés. Au mois d'août 1939, Hitler lance un ultimatum à la Pologne. Il réclame le rattachement de la ville de Dantzig. Devant leur refus, les troupes allemandes occupent le pays, le 1° septembre. En riposte, les Français et les Britanniques sont contraints de déclarer la guerre à l'Allemagne. En mai 1940, la France et la Belgique sont envahies. La seconde guerre mondiale commence Aussitôt, la France appelle à sa tête le maréchal Pétain, « héros » de la Grande Guerre de 14-18, « Père de la patrie ».

LA CONSCIENCE DE PLUTON

Douloureux constat social

 

Lorsqu'on évoque la vie quotidienne de nos grands-mères ou arrières-grands-mères au début du XX° siècle, on découvre bien souvent des conditions d'existence précaires, quelques fois proches du statut « d'esclave ». Les familles nombreuses de plus de cinq enfants étaient la norme. Les mères de famille s'épuisaient donc à élever leur progéniture dans l'étroitesse et la promiscuité de leur habitat. Sans perdre de vue qu'elles dépendaient financièrement de leur conjoint. De plus, elles se devaient d'aider leur époux, souvent dans des travaux très pénibles (agriculture, élevage), sans être rémunérées pour autant. Si le conjoint les abandonnait ou les maltraitait, elles n'avaient pas vraiment les moyens de dénoncer les faits, ni de le quitter, ni d'obtenir la moindre indemnité.

 

Elles n'avaient pas droit à des allocations de chômage, se trouvaient livrées à elles-mêmes en cas de maladie ou de disparition du conjoint, n'avaient ni mutuelle, ni aide pour les soins de santé. En cas de séparation, elles se retrouvaient dans l'inconfort ou le dénuement. Cette cascade d'injustices sociales dissimulait des drames criants de misère.

 

Il ne leur était pas possible d'accéder aux métiers intéressants ; ceux-ci étant en priorité réservés aux hommes. Elles se retrouvaient donc réduites à des tâches ménagères ou subalternes, sans véritables projets ou perspectives d'avenir. La dépendance des femmes vis-à-vis des hommes, qui existait depuis tout temps, n'avait sans doute que trop duré. Ces insupportables inégalités devaient tôt ou tard faire l'objet d'un grand débat à l'échelon de l'Europe moderne. Mais il tardait à venir.

 

Pour que la condition de la famille et des femmes devienne un enjeu crucial au sein des sociétés européennes, Pluton se servit de deux éléments déclencheurs totalement différents.

 

S'il fallut, chez nous, deux guerres sanglantes en moins de trente ans pour améliorer et instituer définitivement un statut social équitable entre les sexes, les Américains accomplirent ce miracle dans la paix et dans la croissance. En effet, le destin des peuples n'est pas le même pour tous les pays de la planète. A chacun son karma !

 

 

L' exemple social américain

 

L'Amérique, cette jeune nation bâtie en 1781, vieille d'à peine 150 ans, jouera donc un rôle déterminant dans l'évolution des mours et des coutumes des pays du vieux continent, notamment en n'opérant plus aucune discrimination entre hommes et femmes. La liberté syndicale est instaurée. Désormais, les syndicats deviennent les nouveaux interlocuteurs des patrons pour la signature des conventions collectives. Hommes et femmes sont associés à ces nouvelles mesures. L'état finance les assurances chômage, invalidité et vieillesse.

 

LE RÔLE DE PLUTON

Pluton ne fit pas dans la dentelle. Il accentua les ombres du signe du Cancer et il s'en servit pour mettre à mal les anciens comportements. Le signe du Cancer est bien connu pour ne rien changer. Il aurait même tendance à s'agripper à son passé et donc à ses vieilles habitudes. Le monde moderne ne pouvait plus se développer sans établir un nouvel équilibre social. En Europe, les esprits n'étaient pas prêts à des changements radicaux de mentalité. Ils privilégiaient plutôt la préservation d'un état paternaliste, bourgeois et nationaliste de surcroît.

 

Il est en effet très révélateur de constater que le signe du Cancer, représentatif du clan familial, l'est également au niveau d'un pays. Le pays est une grande famille qu'on appelle : patrie. Pour moderniser la famille, il fallait que la Patrie tout entière s'engage dans ce vaste chantier.

 

Pluton fit une pierre deux coups. Pour détruire le modèle familial périmé, il fallait une guerre. Il en fallut même deux. Le scénario que Pluton proposa aux Américains ne colla pas aux Européens. Puisque leurs peuples étaient prêts à s'entredéchirer, Pluton excita davantage les fibres patriotiques allemandes, françaises, italiennes et espagnoles.

 

Pluton exacerba les passions, enflamma les esprits et incita les candidats à la guerre à entrer en conflit entre eux. De quoi détruire une bonne foi pour toute un monde vieillissant, suranné et prétentieux.

Pluton poussa sa terrible logique jusqu'à la caricature la plus terrifiante. L'incompétence des généraux, des politiciens, leur manque d'humaniste et de réalisme, leur criminelle désinvolture envoya à la mort inutilement neuf millions de soldats sur les quatre années que dura le conflit.

 

Au nom du nationalisme, la France envoya ses fils à la boucherie afin de mourir dignement pour la patrie. On peut se dire que la vie d'un fils de la république ne valait pas lourd.

PLUTON DANS LE SIGNE DU LION

La première guerre mondiale n'a pas servi de leçon et n'a donc pas permis à l'Europe de devenir un continent stable, pacifique et moderne. Il en faudra une seconde. Pluton, à partir de juillet 1939, se mit à transiter le signe du Lion. Conservatisme, patriotisme et nationalisme furent plus que jamais au centre des passions mégalomaniaques de quelques dictateurs.

 

La barbarie de la seconde guerre mondiale, ses camps d'extermination, ses persécutions racistes deviendront des symboles « de ce que la folie des hommes est capable d'engendrer ». Le signe du Lion déteste la guerre. Il préfère protéger, aimer et créer. Nombreux furent les héros qui délivrèrent l'Europe de la tyrannie. A partir de la libération en 1945, un tout nouveau courant de pensée naîtra.

 

 

 

 

Ce dossier a été constitué par JM Valmont.

Il ne peut être reproduit en tout ou en partie qu'avec son accord

accompagné de la référence : www.Pluton_en_cancer.htm

 

Sources historiques : http://www.herodote.net

http://membres.lycos.fr/jyduval/1939-194.htm